Voici la première petite histoire que je vous présente dans son intégralité. C’est un one shot qui se passe dans notre monde mais pas trop. Voyez plutôt. Ah! Le titre est provisoire comme les noms etc… J’accueille avec ravissement toute suggestion qui pète la classe.

Niveau dessin et ambiance de couleurs, je l’imagine plutôt simple. Style traits noirs, deux couleurs ou pas beaucoup plus, beaucoup de blanc, des tons clairs (vert, orange, plutôt pastel). Mais ça peut changer complètement selon la personne qui s’essayerait à le dessiner. Un peu comme The Cockroach, Inc., un webcomic que j’adore mais qui n’est plus entièrement lisible, ou comme les dessins de Willoe aussi! Son site est là.

L’univers, c’est notre monde dans un futur proche, avec un trou noir qui va manger la Terre. Voilà. Je ne fais pas trop attention aux incohérences scientifiques du moment que ça reste un minimum crédible. Je serais bien tentée pour faire un truc plus scientifiquement correct mais je n’ai pas les connaissances nécessaires et je préfère me concentrer sur l’histoire. Du coup on peut dire que c’est une histoire fantastique, je pense.

 

Un trou noir se rapproche lentement de la Terre pour la dévorer, ou plutôt la Terre se rapproche lentement d’un trou noir pour se faire aspirer. Il est bien sûr impossible d’empêcher la disparition de notre planète, et la notre avec d’ici quelques années. Avec cette sorte de fin du monde imminente et lointaine à la fois, rien n’a vraiment changé. La majorité de la population a continué sa petite vie tranquille, avec juste une sorte de poids au dessus des épaules, une épée de Damoclès qui attend tranquillement son heure. Le trou noir, tendrement surnommé Ragnarök sur internet, a aussi amené avec lui les disturbances. Lorsqu’il noir avale des corps célestes, il produit une sorte d’onde de choc qui bouscule tout sur son passage. Les disturbances apparaissent sur Terre comme de grands flashs qui laissent derrière eux des phénomènes défiant les lois de la physique. La première a été brutale, la deuxième surprenante, la troisième étudiée, la quatrième attendue et on s’est finalement habitué à elles aussi.

Dans ce mic-mac cosmique, Arthur n’a pas eu de chance. Une des disturbances l’a transformé. Il avait déjà entendu parler de gens se retrouvant téléportés à des milliers de kilomètres et même d’autres mélangés avec leur environnement, ou avec eux-mêmes. Idem pour des objets ou des animaux. Mais lui, il a atteint un autre niveau. Ce jour là, Arthur était au zoo avec sa famille. Il était devant la cage des ours et seule une épaisse vitre le séparait d’un gigantesque ours brun. Il n’y avait pas beaucoup de monde et peut-être était ce pour ça que l’ours s’était approché. La bête regardait Arthur depuis sa cage, à quelques centimètres. Et puis il y a eu le flash. Arthur a repris ses esprits au milieu des débris transparents de la vitre disparue. L’ours avait disparu, enfin pas vraiment. L’ours était Arthur. Mais Arthur n’était pas devenu un ours. Ils étaient juste devenus un seul et même individu. Ce n’était pas le premier cas de fusion viable mais il n’y en avait assurément pas beaucoup.

L’adaptation a été très difficile. Il a fallu changer toute la garde-robe, apprendre à nouveau tous les gestes du quotidien avec des mains mi-humaines mi-ourses, adapter les repas et bien d’autres choses encore. Au final, la vie d’Arthur n’a pas énormément changée. Il avait la chance d’avoir des parents et des amis qui l’acceptaient toujours, même à moitié ours. Le plus dur a été de s’habituer et surtout d’apprendre à contrôler la part ours, pas toujours disposée à se comporter de façon civilisée. Heureusement, il n’y a jamais eu d’accident. Mais les sens des ours sont si différents de ceux des humains qu’Arthur a découvert un nouveau monde de sons et d’odeurs, et d’hormones aussi.

Et puis il y a eu la rencontre avec Caty. Une anglaise aussi blonde que pétillante qui avait décidé de faire le tour du monde. Après l’annonce de la fin, elle avait économisé pour tout plaquer et partir en voyage. Depuis plus d’un an elle se baladait sur la planète au grès de ses envies et de ses rencontres. Revenant d’Espagne, son chemin l’avait menée jusque dans la ville où Arthur attendait qu’elle vienne le chercher. Très curieuse, Caty avait décidé qu’elle ne pouvait pas repartir avant d’avoir discuté avec le garçon-ours. Quelques jours plus tard, Arthur décida qu’il allait la suivre dans son tout dernier voyage. Aller jusqu’en Norvège pour voir les lumières du nord. Les aurores boréales.

Le voyage fut très enrichissant pour Arthur. Lui qui n’a jamais fait que des voyages organisés, le voilà parti à l’aventure. Auto-stop, squat, marche, nuits à la belle étoile ou chez l’habitant, il en a rencontré du monde! Et au bout de ce voyage riche en rebondissement et en découvertes, Arthur et Caty sont arrivés au pays des vikings. Ils se sont installés et sous les aurores boréales, et ils ont regardé le monde prendre fin.

 

Voili voilou, évidemment, ce n’est qu’un résumé. Je veux surtout vous donner une idée de ce que pourra être cette histoire si elle aboutit. C’est la fin du monde mais je veux pas en faire quelque chose de pessimiste, c’est plus pour dire que même si demain tout devait se terminer, ça devrait pas nous empêcher de voyager, de rencontrer, de découvrir et d’explorer (et d’aimer aussi!), même pour une minute de plus. Du coup la fin est très simple, les lumières et puis voilà. Je veux pas spécialement mettre l’accent sur le coté destruction de la fin du monde, plus de l’urgence de vivre qu’on devrait avoir tout le temps.

J’espère que ça vous a plu, que ça vous a donné envie de voir plus, peut-être même de voyager! Si vous avez des idées (genre pour les rencontres ou les péripéties du voyage) n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires. Dites-moi ce que vous en pensez et si vous avez envie de plus de posts dans le genre, ou plus détaillés, ou plus en vrac… Exprimez-vous!

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